L’émotionnel est comme le responsive : en devenir d’un standard.

J’ai mené cette réflexion suite à une conférence sur le content first au CMS Days 2014. Explications.

Du clic au tapotage

La montée en puissance des smartphones et des tablettes nous ont poussés à consommer autrement. Hier je « cliquais » avec un périphérique externe (souris) pour faire une action, maintenant je « tapote » ou je « glisse » sans périphérique, seulement avec un doigt. Cette façon de naviguer d’interagir avec les médias a changé profondément l’immersion que nous avions, par exemple, avec les sites web. Nous sommes acteurs plus que lecteurs.

Regardons juste un peu en arrière :  « avant », les pages web étaient avec des petits caractères, longues de 3000 km et très peu imagées. Aujourd’hui, le texte devient minimaliste, plus aiguisé, plus concis, avec une police plus grande beaucoup plus confortable et les médias sont au coeur de la compréhension/lecture d’une information : on regarde plus que l’on ne lit. Car aujourd’hui plus qu’hier, on veut ressentir les choses pour obtenir une expérience.

L’expérience utilisateur

C’est en déjeunant à Paris au pied de la Tour Eiffel avec l’un de nos client,s que j’ai expliqué les vertus de l’expérience utilisateur au sein de l’émotionnel d’un site web.

J’ai pris l’exemple du sport. Quand on pratique un sport, le mental et le physique se mélangent : on ressent plusieurs émotions allant de l’énergie à la fatigue en passant, dans certain cas, par une zénitude mentale.

J’ai demandé à mon client de m’expliquer au travers de mots (soit le contenu textuel de son site web), une descente en VTT. Les mots Vitesse, Vibrations, Vent dans la figure sont venus naturellement dans son explication. Hors en lisant ceci, est-ce que je vais faire ressentir à mon futur client cette descente en VTT ? Clairement non.

Je lui ai proposé du coup de regarder la vidéo suivante que j’ai obtenue sur iStock :

On comprend tout de suite plus facilement qu’un film fasse ressentir  beaucoup plus de choses que quelques mots. Comment expliquer facilement la sensation de vertige ? En disposant, sur son site web, d’une photo où l’on voit des pieds au bord du vide, ou encore une vidéo de quelqu’un qui se penche sur la corniche d’un immeuble. Ces médias font fortement appel à nos émotions.

Du coup on abandonne les mots ?

Pas du tout ! Ces vidéos/images n’ont aucuns sens si elles ne sont pas encadrées par des mots. Disposer d’une banque de médias c’est bien mais il faut des mots pour la référencer tout comme il faut des phrases pour amener l’internaute et/ou le mobinaute à identifier que le contenu proposé soit bien celui qu’il cherche.

Conclusion

L’émotionnel est donc une composition fondamentale pour l’expérience utilisateur, que ce soit pour un site web ou une application mobile. Et tout comme le responsive était hier une mode, l’émotionnel devient à son tour un standard pour proposer une expérience utilisateur qui se différencie et qui devient, du coup, beaucoup plus personnelle.

 

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